Sûreté de fonctionnement

De nos jours, nous confions des tâches de plus en plus critiques à des systèmes informatisés. Quasiment toutes les voitures familiales sont équipées d’ABS, voire d’ESP pilotés par ordinateur, la sécurité ferroviaire est assurée par des systèmes informatisée tels le TBL1+, les pace-makers sont équipés d’ordinateurs de plus en plus complexes. Les logiciels et systèmes dans lesquels nous avons besoin de placer un niveau de confiance élevé de par leur utilisation doivent être conçus de manière à ce que cette confiance soit justifiée. Par exemple, pour les systèmes de haute criticité ferroviaire, il est courant de demander un certain niveau de redondance entre les systèmes de contrôle informatiques, de manière à se prémunir contre une défaillance d’un de ces systèmes et à assurer ainsi une sûreté globale adéquate, supérieure ici au niveau de sûreté qui aurait été assuré par un seul de ces systèmes.

En dehors de ces aspects techniques, la sûreté de fonctionnement implique aussi le suivi de processus rigoureux lors du développement des systèmes, impliquant par exemple la mise en œuvre d’étapes de test, qui permettent d’augmenter le niveau de confiance que l’on peut avoir dans le produit développé.

Différentes normes ont été proposes dans ce domaine. Certaines sont génériques (CEI 61511), d’autres sont liées à des domaines particuliers, tels le ferroviaire (CENELEC/EN 50126/50128/50129), le nucléaire (CEI 61513), ou l’automobile (ISO 26262).

Le CETIC a une expérience de mise en oeuvre de diverses techniques et processus de sûreté de fonctionnement au travers de multiples projets de recherche et de missions de consultance menées auprès des acteurs important en sûreté de fonctionnement.