Par exemple, pour les systèmes de haute criticité ferroviaire, il est courant de demander un certain niveau de redondance entre les systèmes de contrôle informatiques, de manière à se prémunir contre une défaillance d’un de ces systèmes et à assurer ainsi une sûreté globale adéquate, supérieure ici au niveau de sûreté qui aurait été assuré par un seul de ces systèmes.
En dehors de ces aspects techniques, la sûreté de fonctionnement implique aussi le suivi de processus rigoureux lors du développement des systèmes, impliquant par exemple la mise en œuvre d’étapes de test, qui permettent d’augmenter le niveau de confiance que l’on peut avoir dans le produit développé. D’autres techniques peuvent également être mise en oeuvre, notamment des développements basé sur des outils formels de vérification au niveau du design (analyse/raffinement de modèles) ou du code (assurance de l’absence de classes spécifiques de défauts).
Différentes normes ont été proposes dans ce domaine. Certaines sont génériques (CEI 61511), d’autres sont liées à des domaines particuliers, tels le ferroviaire (CENELEC/EN 50126/50128/50129), l’aéronautique (DO-178B), le nucléaire (CEI 61513), ou l’automobile (ISO 26262). Le CETIC s’est plus particulièrement forgé une expertise en particulier dans le pôle aéronautique.
Services liés à la sûreté de fonctionnement. Plusieurs services sont proposés aux entreprises sur base de l’expérience acquise dans la mise en oeuvre de diverses techniques et processus de sûreté de fonctionnement aux entreprises :
- analyse de code orienté sur la fiabilité (détection statique de la possibilité d’erreur à l’exécution) via des logiciels pointus tels que Polyspace.
- analyse et ingénierie du code pour le rendre robuste, notamment techniques de slicing et de robustification logicielle pour palier à des défaillances matérielles.
- introduction aux normes et aide à l’alignement des processus de développement avec la norme, en particulier DO-178B.


