
Peux-tu décrire ton parcours en quelques phrases ?
J’ai 45 ans. Je suis ingénieur civil électro-mécanicien sorti de Liège en 1987. J’ai travaillé en région parisienne pendant une vingtaine d’année, chez CEGELEC, pour développer des dispatchings de contrôle des réseaux électriques. Puis, chez Alcatel, sur des plates-formes matérielles et logicielles utilisées dans les équipements de télécommunication. Pour finalement rejoindre le CETIC début 2007.
Pourquoi as-tu choisi de travailler au CETIC ?
Les sociétés multinationales mettent en œuvre de gros moyens humains et financiers qui permettent de participer à des projets de grande ampleur. Mais les orientations actuelles de ces sociétés ont tendance à morceler les activités en spécialisant toujours plus les différents centres de R&D. On perd ainsi la vision globale et la possibilité de contacts directs avec les clients, exploitants. J’avais envie de travailler dans une structure plus petite mais aussi plus dense et concentrée sur la R&D. Un centre de recherche appliquée comme le CETIC est exactement ce que je recherchais. Les autres aspects importants du CETIC sont sa finalité axée sur le soutien aux entreprises régionales, l’indépendance technique et l’absence de course prioritaire au profit (ASBL).
Quel est ton meilleur souvenir au CETIC ?
Les montages de projets qui se terminent en petit comité dans l’excitation finale juste avant la date limite de dépôt. Chacun tient alors à peaufiner un peu plus la proposition, ergote sur le mot juste ou propose une modification majeure à la dernière minute. Tout ceci se passe cependant toujours dans la bonne humeur.
Y a-t-il un projet ou une réalisation qui t’a marqué plus particulièrement ? Et pourquoi ?
Le projet européen de recherche OLDES où nous étudions notamment d’un point de vue technique des petits systèmes de communication sans fil pour appareils médicaux. Mais ce projet s’intéresse plus globalement à de la prise en charge à domicile des patients âgés afin de leur éviter autant que possible une hospitalisation. Il ne s’agit pas de construire une solution technique dans le vide, mais bien de comprendre et apporter une solution à des problèmes humains.
Décris le CETIC par 3 adjectifs.
Créatif, collaboratif, indépendant.
Que préfères-tu dans ton job ?
La variété des activités qui permet de passer en quelques heures d’une discussion avec des universitaires sur un programme de recherche à la démonstration d’un prototype auprès d’une PME, et ce tout en veillant à rester cohérent par rapport à la stratégie long-terme que nous nous sommes fixée.
Si tu étais un objet IT lequel serais-tu ?
Un moteur de recherche. Je prends plaisir à dévorer plein d’informations (même si les résultats pourraient être mieux classés à l’arrivée).
Cites 3 choses que tu aimes.
- Découvrir régulièrement des métiers et des mondes applicatifs dont j’ignorais tout
- La solidarité plutôt que la compétition interne au sein d’une entreprise
- Pouvoir à la fois apprendre et enseigner
Cites 3 choses que tu détestes.
- La technologie vaine quand elle pourrit la vie des utilisateurs
- Etre en retard (et aussi que les autres le soient...)
- Devoir me rappeler des choses que je déteste !
Si tu devais prendre le job de quelqu’un d’autre au CETIC pendant une journée, celui de qui essayerais-tu ?

- Joseph et Fabrice
Celui de Fabrice Estiévenart ou de Joseph Roumier (traitement sémantique de l’information), car c’est un travail que j’ai rarement l’occasion d’aborder, beaucoup plus abstrait, qui est basé sur la construction de modèles et la recherche d’algorithmes très élaborés.

