Peux-tu décrire ton parcours en quelques phrases ?
J’ai débuté un parcours classique d’étudiant français : suivi les classes préparatoires aux grandes écoles et intégré l’ENSEM (École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique de Nancy). Ensuite, j’ai un peu divergé puisque j’ai suivi, en parallèle de ma dernière année, le Diplôme d’Études Approfondies (équivalent au Master Recherche selon Bologne) en Informatique – spécialité « Perception, Raisonnement et Traitement Automatique des Langues » - de l’Université Henri Poincaré de Nancy. Finalement, à 29 ans, j’ai rejoint le CETIC en mai 2008 pour un poste de chercheur dans l’équipe Traitement Sémantique de l’Information.
Pourquoi as-tu choisi de travailler au CETIC ?
Quel autre organisme propose de faire de la recherche et du développement, du traitement sémantique et de participer à la diffusion des logiciels libres ?
Quel est ton meilleur souvenir au CETIC ?
Ça peut sembler un détail mais, peu de temps après mon arrivée, la découverte de toutes les revues sur les logiciels libres dans la bibliothèque m’a vraiment ravi.

Y a-t-il un projet ou une réalisation qui t’a marqué plus particulièrement ? Et pourquoi ?
Le montage du projet eHealth : il a été l’occasion de découvrir rapidement plusieurs des partenaires du CETIC dans le domaine du droit (CRID), de la santé (SPF) et de l’informatique (FUNDP). Chacune de ces réunions de préparation a été particulièrement enthousiasmante.
Décris le CETIC par 3 adjectifs.
Ouvert, compétent, joyeux
Que préfères-tu dans ton job ?
Les sorties ! C’est à dire lorsqu’à un, deux ou plus nous partons proposer une idée, un projet à l’extérieur. Et lorsque l’on participe à des conférences au cours desquelles nous rencontrons d’autres personnes partageant les mêmes objectifs de recherche et développement dans des cadres différents.
Si tu étais un objet IT lequel serais-tu ?
Un dictaphone : il enregistre des bouts d’informations et les garde à disposition pour un usage prochain. Parfois, la prise de son est mauvaise et les données sont inécoutables. D’autres fois, il s’est déclenché par erreur et toute sa mémoire est remplie de sons inattendus. Peut-être dans la masse trouvera-t-on quelque chose qui en vaut la peine ?
Cites 3 choses que tu aimes.
La liberté, la solidarité et l’informatique
Cites 3 choses que tu détestes.
L’autoritarisme, l’égoïsme et ce qui en découle (ça fait plus de trois forcément)
Si tu devais prendre le job de quelqu’un d’autre au CETIC pendant une journée, celui de qui essayerais-tu ?
Celui de Mathieu Ocaña. Lorsque j’ai commencé mon école d’ingénieur, j’avais accumulé un tas de petites bobines, de vieux matériel électronique, acheté un fer à souder et récupéré des plans sur internet pour fabriquer diverses choses. Finalement, j’ai fait uniquement du logiciel et réservé le fer à souder à des réparations grossières sur des alimentations et des câbles électriques. Je n’ai pas de regrets mais de la nostalgie pour l’assemblage du matériel et les contraintes logicielles de l’embarqué.
Mathieu, j’imagine que tu fais finalement assez rarement de la soudure, mais je peux te piquer ton travail pour une journée ?


